Le jouet sexuel existe depuis la nuit des temps. Le monde moderne n’a rien inventé. On en a retrouvé dans les ruines de Pompéi, quand l’éruption du Vésuve a rayé la cité de la carte, il y a 2000 ans. Autant dire que non, Womanizer et la cohorte de sex toys disponibles aujourd’hui n’ont rien inventé. Et pourtant si.

Ce vibromasseur là est d’origine allemande. Son créateur Michael Lenke et son épouse Brigitte étaient à Paris, nous les avons rencontrés. Et ce qui est frappant, loin des clichés sur le monde de l’industrie du sexe, c’est à quel point ce couple respire le bien-être, la douceur, la tendresse.

C’est d’ailleurs ce que le fondateur de la marque a répondu quand interrogé sur leur statut, à lui et son épouse, maintenant que leur jouet est le sex-toy le plus vendu au monde. Il ne vend pas du sexe, il vend du plaisir, du bien-être. Loin de la violence dont le monde peut faire preuve, surtout en ces temps troublés.

Pourquoi les associer aussi étroitement ? Parce que Womanizer est une histoire de couple. Le point de départ est ce monsieur, Michael Henke, qui est à la retraite et qui aime inventer des choses, toujours dans le domaine du bien-être. Et un jour, il a une révélation.

Womanizer : une histoire de couple

Il est tombé sur une étude scientifique américaine, laquelle indique que 40 à 50% des femmes n’ont jamais connu d’orgasme. Depuis la nuit des temps, le plaisir féminin est négligé mais surtout, quand il est finalement pris en compte, qu’est-ce qu’on trouve ? Une collection de phallus, de formes, de matériaux et avec des fonctionnements différents.

Des phallus. Encore et toujours une reproduction du sexe masculin. Autrement dit, le plaisir féminin est encore et toujours relié à l’homme. Mais Michael Lenke a une épouse, Brigitte. Qui, contrairement à ce qu’indique le film qui relate l’histoire de la création de Womanizer (avec Alexandra Lamy et François Cluzet, sorti le 6 mai), a déjà connu l’orgasme.

Il fait donc des recherches et se concentre sur le parent pauvre du plaisir, qui est pourtant central : le clitoris. La technologie Womanizer est née. Multi-testé par des femmes, dont une cinquantaine de volontaires d’une boîte « spéciale » – échangiste en fait – dans le voisinage du couple, la technologie de sucion/poussée de l’appareil était née. Après un an de recherches tout de même. Et d’expériences plus ou moins agréables, voire franchement douloureuses pour Brigitte Henke.

Pourquoi dire que cet appareil est encore mieux qu’un jouet ? Parce que quand on se souvient de cette étude évoquée par le créateur, ce chiffre, la moitié des femmes interrogées n’ont pas connu l’orgasme. C’est en soi quelque chose d’assez révoltant finalement quand on songe à quel point son pendant masculin s’avère commun.

Des relations plus saines

Rendre les femmes heureuses, Michael Lenke peut dire sans rire qu’il l’a fait pour des millions, le taux d’orgasme réalisé avec son invention avoisine les 90% (nous l’avons évidemment essayé, notre compte-rendu se trouve ci-dessous). Mais certains masculinistes ou autres incels pour les extrêmes, voire certains hommes ordinaires pourraient voir cet objet comme une menace. « Mais à quoi on sert nous, maintenant ? », a lancé ce trentenaire interrogé à ce propos.

Le fondateur de la marque a une réponse prête : « N’est-ce pas merveilleux de voir la femme qu’on aime heureuse ? » Car c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est sexuel, certes, mais avant tout c’est du bien-être. Et quand on écoute les femmes d’aujourd’hui, l’importance d’un tel objet dépasse largement les frontières de la chambre à coucher.

Cette utilisatrice quadragénaire nous a lancé : « Plus besoin de plans Q, le Womanizer fait largement le job quand il s’agit de satisfaire un besoin. Mais faire l’amour, c’est tout autre chose ».   Dans notre société, la jungle du célibat fait qu’effectivement, certaines femmes, plutôt que d’entretenir des relations purement physiques, préféreront retrouver leur plaisir dans le tiroir de la table de chevet.

Et ce ne sera pas juste une question de satisfaction, mais également de santé. Le nom du sex toy dans ce contexte peut prêter à sourire, le Womanizer le plus célèbre, celui dont parle Britney Spears dans sa chanson éponyme n’est-il pas un simple coureur ? Un homme qui séduit, consomme et laisse tomber les femmes prises dans son piège ?

Nous oserons évoquer là une saine émulation avec certains messieurs qui se moquent complètement du plaisir de leurs partenaires ou pire, les en privent exprès parce que la femme qui a du plaisir est mal vue dans certaines cultures ou religions. Quant à d’autres, simplement maladroits ou ignorants, un peu d’écoute et d’attention, voire de tendresse tout simplement, peuvent faire des miracles.

Et ce n’est pas être une naïve fleur bleue que de dire qu’un appareil ne peut se muer en remplaçant d’un être humain. Là n’est pas le propos du fondateur d’ailleurs. Lui est clairement du côté du bien-être des femmes. Qui ne se privent pas de les remercier, lui et son épouse. À la question du merci qui les a le plus marqués, Brigitte Lenke répond par des souvenirs de rencontres avec des utilisatrices, notamment dans des salons, qui vont jusqu’à les prendre, elle et son époux, dans leurs bras. Michael Lenke a lui un souvenir plus net. Celui d’une femme qui lui a envoyé un courrier pour le remercier. Elle avait connu son premier orgasme à 84 ans, grâce au Womanizer.

La boutique Womanizer France

Le film : Pour le plaisir, sorti le 6 mai

Testé pour vous : Womanizer ? Un grand waouh…

Fidèle à la ligne éditoriale de Tasty Life Magazine, j’ai donc testé le Womanizer pour vous. Le Womanizer duo qui stimule à l’intérieur et à l’extérieur. Autrement dit, une sorte de Formule 1. Alors avec ce format, la mise en place peut être un peu plus complexe qu’avec un modèle « normal ».

D’abord, l’emballage. Très soigné, fonctionnel, solide, fait pour durer avec la boîte très rigide, le pochon de transport, les deux embouts clitoridiens, le chargeur électrique logoté. La grande classe. Ensuite, le mode de chargement : deux petites électrodes au sommet. L’appareil a une autonomie de quatre heures.

 

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Le Womanizer Duo est celui que nous avons testé. Crédit photo : Womanizer.

 

Recouvert de silicone, l’appareil est d’une grande douceur, hypoallergénique et waterproof. Donc on peut le laver sans crainte mais aussi s’en servir dans le bain ou sous la douche.

À l’usage, c’est vrai que c’est un peu sonore, même si tout est fait pour minimiser le bruit mais ça vibre : le bruit est une vibration. Il y a un bouton à l’arrière pour allumer l’appareil.

Sur le devant, au-dessus, il y a cinq commandes. L’une va régler la fréquence des vibrations de l’élément qui entre dans le vagin. Mode intermittent, continu, progressif : vous avez la main.

Ensuite, il y a quatre boutons pour régler l’intensité. Deux pour l’intérieur et deux pour le fameux dispositif propre à la marque, qui se loge sur le clitoris. On peut changer quand on veut. Et les boutons sont suffisamment sensibles pour ne pas avoir à s’en préoccuper plus que de raison mais ce ne sont pas non plus des touches tactiles. Le réglage est précis.

 

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Le dessus de l’appareil, avec les commandes. Les boutons sont sensibles juste ce qu’il faut pour bien diriger sans distraction ou faux mouvement. Crédit photo : Tasty Life Magazine.

 

La sensation ? Les femmes le savent : nous sommes toutes différentes mais très honnêtement, soyez prêtes à quelque chose de vraiment intense. Monsieur et Madame Lenke ont vraiment très bien travaillé. Le mot exact qui me vient à l’esprit pour caractériser ce moment où la sensation monte, c’est waouh. À titre personnel, à la toute première utilisation, c’était si intense que je ne contrôlais plus vraiment mes jambes, qui partaient dans tous les sens. Dernier conseil : si vous vous en servez ailleurs qu’à la salle de bains, prévoyez de protéger vos draps car l’éjaculation féminine – une perte de liquide proche de l’eau – vous guette.

Nous n’avons pas de lien particulier avec l’entreprise mais très sérieusement : il faut l’essayer. Comme disent les jeunes, c’est un truc de fou. Enfin de folle, car il faut un clitoris pour en profiter.

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