La Crète, ok, c’est une île. Mais ce n’est pas un caillou. Il y a trois aéroports, d’ouest en est : Stemes (à côté de Chania), Héraklion et Sitia. Tous situés au nord de l’île. Trois c’est beaucoup mais la Crète a une superficie de 8335 km2, ce qui la place en 5e position des îles méditerranéennes, après la Sicile, la Sardaigne, Chypre et notre Corse à nous.
Nous vous parlerons depuis Tsousouros, « petite station balnéaire » au sud de l’îlel’île, dans la domination territoriale d’Heraklion. Le guide dans la collection Voyages Gallimard ne lui accorde « pas grand charme ». Voilà qui est lapidaire, non ?
Cela dit, effectivement, sur cette île qui a vu naître Zeus, roi des dieux de l’Olympe, ou qui porte le mythe d’Ariane (et son fil) et du Minotaure, ça ne doit pas être le village le plus pittoresque. Et alors ?
La mer y est splendide, la baie entourée de montagnes est un écrin naturel. Alors oui, on n’y trouve pas d’architecture vénitienne ou de vestiges de temples datant de la splendeur de la civilisation grecque. Et alors (bis) ?
La Crète du Sud, endroit parfait pour du repos et du dépaysement…
Entendons-nous bien. Ce voyage n’est pas un voyage de groupe avec visites historiques et archéologiques de partout, déambulations, randonnées et mal aux pieds en fin de journée. Non. Non. Non et non. Ce voyage, c’est avant tout du repos. Faire la crêpe en Crète : c’était et cela demeure ma philosophie pour cette escapade.
C’est un luxe, j’en ai conscience. Mais un luxe peu onéreux. Je m’explique. Nous sommes dans la deuxième quinzaine du mois de septembre. Ce voyage est possible car la nullipare que je suis peut partir quand elle le souhaite. Et plusieurs raisons au choix de cette période.
La Grèce est un pays merveilleux, la Crète en fait officiellement partie depuis 1913. Cela dit, durant l’été, il y fait une chaleur absolument insupportable. En ce qui me concerne en tout cas. Quel intérêt d’y aller pour littéralement rôtir sur place, avec tout un tas de gens en plus, puisqu’elle a été un des premiers pays à invoquer le surtourisme alors que ce mot n’existait même pas ?
N’a-t-elle pas dû réguler vigoureusement la visite de certains de ses monuments abîmés par les pas (!) de millions de personnes venues admirer ses merveilles chaque année ? Cela a commencé dès la fin du siècle dernier avec l’Acropole athénienne, qui a subi de lourds travaux pour ne pas être complètement détruite.
… hors saison !
Donc les meilleurs moments pour découvrir cette extraordinaire contrée, c’est pendant le printemps, en mai et juin où il fait déjà très beau avec des températures estivales, et le mois de septembre, voire octobre. Parce que le temps est encore merveilleux, que le gros des touristes est parti et que les prix sont plutôt très attrayants. Attention cependant à la taxe de séjour qui fait passer celle de Paris pour de la rigolade.
Et puis il faut aider la Grèce, victime du changement climatique à qui elle paie un lourd tribut chaque année en feux de forêts et autres catastrophes plus ou moins naturelles (les incendies sont souvent signés de la main de l’homme).
Alors, on embarque vers la Crète ? Allez, c’est parti.
Photo : la vue depuis la chambre chaque matin. N’est-ce pas proche du paradis ?
Crédit photo : Tasty Life Magazine.

































