On dit que l’été, c’est le moment de prendre le temps.

Tu l’as attendu toute l’année. Mais maintenant que tu y es… t’es pas si sûre de kiffer.
Parce que l’été, ce n’est pas qu’un mojito sur transat. C’est aussi ce moment où tout ce que tu as soigneusement évité depuis janvier… te revient en pleine face.

Tu as mis ton cerveau en pause ? Ton corps, lui, il a tout noté. Et maintenant que tu ralentis, il balance le dossier.
 » Tu vas vraiment recommencer comme avant ? « 

Juin, ligne d’arrivée… ou d’épuisement ?

Quand mes filles étaient petites, le mois de juin, C’était comme la dernière étape de Pékin Express. L’impression d’avoir couru un marathon émotionnel et logistique…

La course aux préparatifs de fêtes de fin d’année, les projets pro à terminer, les valises à préparer… Et moi, dans tout ça ? En pilotage automatique, dopée au “ il faut tenir”.

Août, cette drôle d’angoisse

Et puis venait août.
Pas encore partie en vacances et déjà cette angoisse sourde qui pointe le bout de son nez.

L’ennui. La boule dans la gorge. L’appréhension de cette routine que j’étais censée retrouver  » reboostée  » … alors que je ne voulais plus y retourner du tout.

Une nouvelle course. Vers quoi, au juste ?
Vers ce quotidien où j’étais performante, mais pas vivante. Et ça, je n’osais pas me l’avouer.

Dans l’insouciance de l’été. Moi, j’étais déjà à la rentrée.
À courir après un idéal dont je ne voulais plus.

Quand ton corps sait… mais que tu fais genre

Ce que je ne savais pas encore, c’est que cette lassitude, cette fatigue, ce vide, ce désamour de ma propre vie, ce n’était pas une crise passagère.
C’était un signal.

Un de ceux que le corps envoie quand la tête s’entête. Mon système nerveux, lui, savait. Il faisait le tri pour moi. Il me murmurait : “ Ce n’est plus ta place. Tu le sais. ça ne te ressemble plus. ”

Et moi, je faisais semblant de ne rien entendre.

Je m’accrochais. À mes habitudes. À mes obligations.

Quand on refuse de ralentir, c’est souvent pour ne pas ressentir ce qu’on sait déjà. Car quand on ralentit, c’est la vérité qui remonte. La vérité de ce qui ne nous nourrit plus.

La vérité des renoncements silencieux, recouverts par les to-do et les échéances. La vérité de ce qu’on s’interdit.

Et si tu n’étais pas perdue… juste en mode survie ?

 

On pense qu’on ne sait pas ce qu’on veut. Mais souvent, on le sait très bien. On ne se sent juste pas légitime de l’admettre. On a peur de le dire tout haut. Tu ne manques pas de clarté.
Tu manques de sécurité intérieure.

Et l’été, parfois pour la première fois depuis longtemps, t’en offre un soupçon. Assez pour respirer. Assez pour entendre ce que tu ne voulais pas voir

C’est ce moment où ton corps relâche. Où tu n’as plus besoin de masque. Où tu te surprends à être toi — sans contrainte, sans pression.

Alors, si tu veux faire un vrai bilan cet été, oublie les to-do. Les objectifs. Les bilans. Écoute plutôt ce qui t’apaise. Ce qui revient doucement. Ce qui, malgré la fatigue, te donne envie.

Et pose-toi ces questions-là :

– Qu’est-ce qui ne me manque pas du tout ?
– Où est-ce que je triche encore avec moi-même ?
– Qu’est-ce que je redoute de retrouver à la rentrée ?
– Et si… je ferais quoi à la place ? Même si je n’ai pas de réponse. Même si c’est flou.

Et si tu ne profitais pas de l’été pour ne plus te mentir ?

On croit qu’il faut des grandes décisions. Mais parfois, il suffit d’un “ non ” qu’on se dit à soi-même. Ou d’un “ je ne sais pas, mais plus comme ça ”.

Bien entendu, l’été ne va pas tout régler. Mais il peut te rappeler qui tu es… quand tu arrêtes de courir.

Et souvent, c’est là où tout bascule.
Pas dans le bruit.
Dans ce calme étrange, de celui où tu te retrouves.

Et avec ceci ?

Et puis aussi...

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