Les jambes poteaux. Syndrome peu esthétique, certes et surtout l’été, mais si inconfortable aussi. Les jambes sont raides, dures, elles font parfois mal : quand nos principaux soutiens nous lâchent, il faut une solution.
Le “problème”, c’est qu’il existe plusieurs sortes de massages drainants, plusieurs méthodes sont disponibles. Ils soulagent avec plus ou moins de réussite mais, et c’est aussi un critère qui n’est pas négligeable, en occasionnant plus ou moins de douleur. Parce que oui, pour certains “thérapeutes”, il ne peut qu’être douloureux. Or, il se trouve que non.
Alors bien entendu, il y a quelques étapes préalables avant de recourir à cette pratique. En premier lieu, il y a évidemment la mobilité. Il faut bouger pour faire circuler nos fluides corporels. Car il s’agit bien de cela : la sédentarité n’est jamais un atout. Bien au contraire.
On ne parle pas de courir ou de préparer un semi-marathon. Mais par exemple, préférer l’escalier à l’escalator. Peut-être un peu de vélo, se garer un peu plus loin…
Bouger et boire
Ensuite, boire de l’eau. Cela paraît si simple. Mais ce n’est pas si évident. La gourde, sous diverses formes, est une précieuse alliée. Véritable phénomène de mode, on peut maintenant la transporter partout. Et c’est une excellente nouvelle pour l’hydratation du corps, de l’intérieur. D’ailleurs, en sortant d’un massage, le conseil récurrent est : “Buvez beaucoup d’eau”. Ce n’est pas un hasard.
On peut même envisager, en rentrant du travail, la fameuse douche froide sur les jambes, voire la position jambes en l’air durant quelques minutes – et quelques minutes seulement, idéalement avant de dormir – afin de juguler un autre phénomène naturel bien connu : la gravité. Légèrement surélever les pieds la nuit, avec un oreiller sous le matelas, peut aussi soulager.
Cela dit, un massage drainant viendra évidemment donner un coup de fouet bienvenu. Celui-ci peut être un massage des jambes ou s’étendre à d’autres zones, voire au corps tout entier. Le prix changera évidemment mais si le besoin est là, il faut savoir le reconnaître. Seuls les massages manuels seront concernés par cet article.
Pourquoi ? Parce qu’il existe quantité de machines diverses qui prétendent rendre ce service. Mais nous ne les avons pas testées. Nous nous en tiendrons donc à ce que nous avons expérimenté.
Massage drainant ou massage minceur ?
Le massage drainant est parfois décrit comme amincissant. Ce qui est objectivement observable. Avec un mètre ruban ou même avec une balance. Mais cela ne dure pas. Donc non, ce n’est pas une vérité. C’est juste que la lymphe stagnante, souvent responsable de ces fameuses jambes poteaux, est évacuée donc le volume qu’elle occupe est libéré, ainsi que sa masse. Juste cela.
Alors oui, c’est éphémère comme effet. C’est souvent pour cela qu’on dit qu’il faut en faire régulièrement mais cela a un coût – entre 100 et 200 euros selon les endroits et la durée du massage. On parle là bien entendu d’un massage de confort, pas d’un soin médical prodigué par un professionnel pour une véritable pathologie.
Dans les faits, nous avons pu distinguer deux tendances. La méthode “traditionnelle” d’abord, où le massage est vigoureux, c’est un euphémisme, pour stimuler la circulation sur tout le membre.
Nous en avons testé deux, dans deux endroits très différents. Un “spa” avec pignon sur rue à Paris, dans le très chic 7e arrondissement. Ici, le massage est décrit comme “minceur”, le prendre en cure réduit la facture si on souhaite revenir.
Et là… La cure a été effectuée, payée (nos essais ont tous été payés). Et ma foi, à moins d’aimer cela, nous n’y retournerons plus pour ce genre de prestation. Il s’agissait de l’intégralité du corps, jusqu’à la poitrine (si si). Et la douleur, ah la douleur que ce fut. Avec même des bleus tellement la thérapeute appuyait. Et finalement, le résultat n’était pas spécialement au rendez-vous.
Douleur ou pas ?
L’éventuelle légèreté promise à la sortie est annihilée par le traumatisme, n’ayons pas peur, subi par le corps, littéralement pétri. Nous avons eu droit à une première séance de plus de deux heures puisqu’apparemment, le besoin s’en faisait ressentir. Par pure abnégation professionnelle – et puis parce que la prestation avait été payée, nous avons complété la cure. Et pourtant, nous avions précisé l’intensité du massage à “moyenne” à la praticienne…
Clairement pas l’objectif recherché puisqu’en plus, le fameux contraste esthétique avant/après n’était pas non plus visible. Bref. Une expérience à oublier.
Deuxième expérience douloureuse : un cabinet totalement indépendant à Issy-les-Moulineaux. Une thérapeute dont le cabinet se trouve dans son appartement. Un seul rendez-vous cette fois. Mais le constat à la sortie fut le même : légèreté masquée par la douleur, bleus (au milieu du… ventre car oui, là encore, c’était un massage du corps), effet esthétique quasi inexistant. Donc non, là non plus, nous n’avons pas retenu cette expérience comme concluante.
Et c’est la raison pour laquelle nous ne vous donnons volontairement pas les coordonnées de ces endroits, sauf si vous nous en faites la demande expresse : notre objectif est de vous indiquer les bons endroits, pas de dénoncer ceux qui ne nous ont pas convaincus.
Alors passons à ce massage qui fut un régal dans les sensations dans le corps et en dehors. Ce résultat, nous l’avons eu à cet endroit : The Scar Lab, dans le 16e arrondissement. Et avec une méthode particulière : la méthode Renata França. Le nom exact de la prestation est “Drainage lymphatique Renata França”. Celui-là et pas un autre. Car lors d’une autre séance, la méthode n’était pas spécifiée et c’était nettement moins agréable et surtout moins efficace.
Une méthode particulière
En fait, le tarif s’échelonne entre 150 et 170 euros. Et là, ce fut absolument formidable. Alors oui, à certains moments, certains gestes sont moins agréables que d’autres. Mais dans l’ensemble, c’est un massage qui fait du bien. Tout simplement. Le but n’est pas d’expurger la lymphe, les toxines et l’eau, c’est de stimuler les ganglions lymphatiques qui fonctionnent un peu moins bien que ce qu’ils devraient et donc faciliter la circulation. La démarche est différente. On agit sur la cause, on ne s’acharne pas sur les effets.
Et le résultat aussi. Le sentiment de bien-être, l’impression d’être presque une libellule dans le vent… et des jambes d’une finesse… ENFIN ! Alors évidemment, The Scar Lab n’est pas le seul endroit où cette méthode est pratiquée. En effet, la méthode est répandue à travers le monde et il faut être certifié pour l’exercer. Alors oui, ce label peut faire gadget au départ mais notre recommandation est sans équivoque.
Merci Renata.
Crédit photo : Microgen/Adobe



































