Nana. Cette jeune femme indépendante, cette courtisane au destin tragique décrit par le génial Zola, verrait peut-être des héritières dans ces Nanas d’Paname. Parce que Nana a dû se débrouiller, qu’elle avait du talent, de l’envie, du répondant.. Et une bande de copines de confiance peut être très salutaire dans ce cas. Bon, sa carrière et sa fin ne sont pas spécialement celles dont on rêve. Mais la petite graine de l’indépendance, de la beauté, du glamour, du féminisme avant la lettre sont bien des attributs qui convenaient à Nana.

Il existe énormément de collectifs de femmes, à portée plus ou moins professionnelle, personnelle, de réseautage, etc… Celui-là est assez singulier. À l’image de femmes qui le peuplent. Première chose à retenir : il est effectivement localisé à Paris, mais les thématiques sont universelles. Psssst, deux autres Nanas d’Paname étaient déjà sur Tasty Life Magazine, souvenez-vous de Lily et ses bijoux et de Caroline Drogo et ses dessins.

 

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La pétillante devanture du restaurant Sister’s Factory, lieu des faits. Crédit photo : Tasty Life Magazine.

Nana et son image

 

De fait, quand on considère les milieux respectifs des Nanas d’Paname, on peut constater que beaucoup viennent de l’image. Comme les co-fondatrices Chloé Bonnard, photographe, et Aurélie Martin, make-up artist. Plus visuel, tu meurs. Actrices, photographes, artistes, entrepreneuses, stylistes, mannequins, tatoueuses, masseuses, thérapeutes, conférencières, astrologues : les Nanas d’Paname sont multiples. Leur point commun ? Une certaine philosophie de la vie, de l’épanouissement en tant que femmes et qu’entrepreneuses (pour la plupart). Ces profils diablement indépendants séduisent les marques, qui font souvent appel à leurs savoir-faire combinés. Une agence d’événementiel Les Nanas d’Paname existe donc, surfant sur la vague. À sa tête, on retrouve Chloé Bonnard, également présidente du collectif.

 

Nana la prescriptrice

 

Les Nanas d’Paname, « c’est avant tout un collectif solidaire de femmes prescriptrices (…) qui valorise les notions d’égalité, de liberté et de sororité ». C’est ainsi qu’elles le proclament sur leur site internet. Et donc Chloé Bonnard nous a confié avoir eu cette inspiration il y a longtemps, et son bonheur de la concrétiser maintenant, cette idée de la Nana Academy. La première session s’est tenue ce samedi à Paris et il n’y a pas que les Parisiennes que ces Nanas d’Paname arrivent à mobiliser.

De gauche à droite, Cordélia Flourens, Mathilde et Chloé Bonnard en première partie. Des drôles de dames ? Non, des nanas (et y’a pas de Charlie de toute façon). Crédit photo : Tasty Life Magazine.

Nana la rassembleuse

 

Elles étaient une trentaine, de Paris et de province, à converger vers ce restaurant très girly qu’est Sister’s Factory, dans le quartier des Halles. Restaurant tenu par deux soeurs, comme son nom l’indique, et qui se trouvent bien évidemment être des Nanas d’Paname. Comme beaucoup de leurs camarades, Ana et Zully Sibille ont plusieurs cordes à leurs arcs. En l’occurrence, elles ne sont pas que restauratrices, elles sont aussi architectes. Et cela se ressent dans leur restaurant dont on peut  acheter le mobilier et la déco.

Cette première édition de la Nana Academy, orchestrée par la pétulante Mathilde, a affiché complet pour les trois éléments qui la composaient. Une masterclass sur la confiance en soi avec Cordélia Flourens, juriste baroudeuse, ancienne de Google, Youtube, fondatrice d’Elles font Youtube, de la déclinaison parisienne du mouvement mondial Daybreaker (on entame sa journée par du yoga, un petit-déjeuner healthy et de la danse, à chaque fois à des endroits différents) et très impliquée dans la production cinématographique. Une vraie pointure qui avait préparé des exercices précis et pointus pour les participantes, armées de leur cahier, stylo et autres attentions des sponsors de la journée. Cependant, hors de question de trahir la promesse faite lors de cette session : comme à Vegas, ce qui s’est passé et qui a été dit à la Nana Academy y reste.

 

Il est fleuri et il est utile (il y a des choses dedans pour travailler sa confiance en soi), ce joli cahier. Crédit photo : Tasty Life Magazine.

Nana la confiante, la battante

 

Après un moment de détente, réseautage et restauration, c’était parti pour la troisième étape de la journée : un talk, soit une conversation où deux Nanas répondent à une troisième et partagent leurs expériences de vie. Le thème : comment elles ont fait de leurs différences une force. Interrogées par Marine de Nicola, la tatoueuse et maître reiki Neco est venue parler de sa double culture franco-japonaise et la mannequin et activiste Iael Joly a évoqué ses rapports avec son propre corps.

 

Marine de Nicola et ses questions en mode confidence et bonne humeur, Iael Joly et Neco faisant preuve d’une franchise, d’une simplicité et d’une authenticité  remarquables. Crédit photo : Tasty Life Magazine.

 

Des moments visiblement appréciés par les participantes, les réseaux sociaux en témoignent. La Nana Academy organisera des événements très régulièrement. Le prochain est une masterclass de petit-déjeuner le 30 janvier sur le thème Passer de l’idée au projet avec Armonie Bellepeau Crochet, CEO de la marque de champagne B.LIV… et Nana d’Paname ! La billetterie est ouverte.

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